LA PROMESSE

UN SUSPENSE AU COEUR DES HEURES LES PLUS SOMBRES DE LA FRANCE

 

ELLA ÉDITION

LA PROMESSE

Septembre 1944, Alsace
— Tu n’aurais jamais dû venir ! C’est trop dangereux !
Flavie le fit taire d’un geste doux. Ses petits yeux noisette l’observaient avec malice, comme si elle ne mesurait pas le danger.
La visiteuse repoussa une mèche rousse derrière son oreille avant de le rassurer.
— Ne t’inquiète pas, Franç
ois fait le guet.
Walter se retourna vers la fenê
tre. Leur complice était appuyé contre le mur du baraquement voisin.
Tous les trois se connaissaient depuis toujours. Ils avaient grandi ensemble dans un petit village alsacien, mais la guerre avait changé la donne.

Ella éditions, Octobre 2018

 

POURQUOI LA PROMESSE

D’aussi loin que je me souvienne, l’histoire de la deuxième guerre mondiale a toujours éveillé en moi une curiosité sans limite.

À 10 ans, j’ai découvert la vie d’Anne Franck et je n’arrivais pas à comprendre comment l’homme pouvait être si barbare.

À 11 ans, quand s’est ouvert le procès Barbie, je voulais connaître les limites de la cruauté de l’homme.

À 12 ans, il m’importait de mettre un visage sur les victimes de ce massacre abominable à Oradour-sur-Glane.

À 19 ans, je me rendais à Berlin et visitais le siège de la Gestapo.

À 20 ans, je poursuivais cette quête de savoir par la visite du camp de concentration, le KL-Natzweiler au lieu-dit du Struthof en Alsace.

À 39 ans, j’allais à Urbès, devant le KL-Natzweiler-Block W « Baustelle U » 1 , je visitais le mémorial d’Alsace Moselle à Schirmek et retournais au Struthof avec une profonde émotion.

En 2013, ma quête de savoir m’emmenait au mémorial de la Shoah d’Auschwitz-Birkenau où je n’ai pu retenir mes larmes…

En 2017, 30 ans après le procès du bourreau de Lyon, je visitais l’exposition temporaire le procès Klaus Barbie au mémorial de la Shoah.

Aujourd’hui, je veux réfléchir…